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Facture électronique pour les ETA : les étapes concrètes pour être prêt avant 2027

ETA

Les grandes entreprises de travaux agricoles doivent déjà envoyer leurs factures en électronique depuis septembre 2026. Pour une petite ou moyenne ETA, l’échéance arrive en 2027. Voici comment s’y préparer sans stress.

1. Faire le point sur sa situation actuelle

Avant toute chose, un état des lieux s’impose. Toutes les ETA n’ont pas les mêmes habitudes : certaines éditent une dizaine de factures par mois, d’autres plusieurs centaines pendant les pics de récolte. Prendre une heure pour analyser l’organisation actuelle permet souvent de repérer rapidement les points qui demanderont le plus d’attention.

Combien de factures sont éditées chaque mois ?

Diagnostic

Combien de factures gérez-vous vraiment ?

Le premier indicateur à regarder est le volume. Renseigne tes chiffres pour situer ton ETA : plus le volume est élevé, plus une préparation en amont fera gagner du temps.

Flux régulier · 10 Pic moisson · 300
En attente de tes chiffres

Une ETA qui édite trois cents factures pendant la moisson n’a pas les mêmes priorités qu’une structure qui en émet une dizaine par mois toute l’année.

Plus ce volume est élevé, plus une préparation en amont fera gagner du temps. Une ETA qui édite trois cents factures pendant la moisson n’a pas les mêmes priorités qu’une structure qui en émet une dizaine par mois toute l’année : dans le premier cas, le moindre blocage administratif se répercute immédiatement sur l’ensemble de l’équipe.

Comment les factures sont-elles créées ?

Chaque entreprise a sa propre méthode : logiciel spécialisé, logiciel de comptabilité, tableur, ou facturation encore largement manuelle. Cette étape consiste simplement à identifier les habitudes existantes avant d’envisager une adaptation. Certaines ETA combinent plusieurs outils selon le type de client ou de prestation, ce qui complique parfois le suivi global de l’activité.

Les informations clients sont-elles complètes ?

Beaucoup de fichiers clients ont été constitués il y a plusieurs années et ne contiennent parfois qu’un nom, une adresse et un numéro de téléphone. Or certaines informations devront désormais être correctement renseignées. C’est donc le bon moment pour mettre à jour l’ensemble des fiches clients, plutôt que de le découvrir au moment d’émettre une facture en urgence.

Vérifier également l’archivage

Les factures doivent rester accessibles pendant plusieurs années. Mieux vaut vérifier dès maintenant où elles sont conservées et si leur classement permet de les retrouver facilement, en cas de contrôle ou de demande d’un client. Un classement clair, qu’il soit numérique ou papier, fait gagner un temps précieux tout au long de l’année et évite les recherches fastidieuses en pleine saison.

2. Récupérer les numéros Siren des clients agriculteurs

C’est probablement la préparation la plus importante. Le numéro Siren permet d’identifier précisément une entreprise. Pour une ETA, cela implique de compléter progressivement les fiches de tous les clients concernés, sans attendre les derniers mois.

Tous les agriculteurs sont-ils concernés ?

Il faut distinguer deux situations.

Les agriculteurs au régime réel. Pour ces clients, le numéro Siren devra être présent. Il est donc conseillé de commencer dès maintenant à le collecter, à l’occasion :

  • d’un appel téléphonique ;
  • d’une visite sur l’exploitation ;
  • d’un nouveau devis ;
  • d’une prochaine intervention.

Quelques minutes suffisent pour compléter définitivement la fiche client. Autant en profiter dès la prochaine occasion plutôt que de devoir relancer chaque client en dernière minute.

Les agriculteurs au forfait TVA. Les règles ne sont pas identiques pour cette catégorie : l’obligation d’émission électronique vers ces clients ne s’applique pas de la même manière. Il reste néanmoins utile de disposer d’informations complètes pour faciliter la gestion administrative au quotidien.

Profiter de cette mise à jour pour compléter les fiches clients

Le numéro Siren n’est pas la seule information à vérifier. Il est aussi pertinent de contrôler :

  • la raison sociale exacte ;
  • l’adresse de facturation ;
  • l’adresse de l’exploitation lorsqu’elle diffère ;
  • le numéro de téléphone ;
  • l’adresse électronique utilisée pour les échanges.

Un fichier client bien renseigné évite de nombreuses erreurs au moment d’éditer les factures et limite les échanges répétés avec un client pour corriger une coordonnée manquante. C’est aussi l’occasion de vérifier les coordonnées utilisées en cas de relance impayés ETA, un sujet auquel toute entreprise de travaux agricoles doit rester attentive.

3. Adapter sa façon de facturer selon les travaux

Chaque ETA a ses propres prestations : certaines facturent principalement à l’hectare, d’autres davantage à l’heure de tracteur, au volume transporté ou au tonnage. Cette diversité ne change pas avec les nouvelles règles, mais c’est une bonne occasion de vérifier que les pratiques de facturation restent homogènes au sein de l’équipe.

Clarifier les prestations

Chaque facture doit reprendre clairement le travail effectué : semis de maïs, préparation du sol, moisson, ensilage, transport de récolte, épandage, broyage… Des intitulés précis facilitent la compréhension, aussi bien pour le client que pour la comptabilité. Cela vaut aussi pour les travaux liés aux produits phytosanitaires, où une fiche de travaux phytosanitaire bien tenue facilite à la fois la facturation et le respect de la réglementation.

Vérifier les taux de TVA

Toutes les prestations agricoles n’utilisent pas le même taux. Un contrôle des paramétrages existants permet d’éviter toute erreur, surtout lorsque plusieurs types de travaux sont facturés à un même client.

Repères facturation ETA
Type de prestation Exemple Point de vigilance
Facturation à la surface Semis, pulvérisation Vérifier le taux de TVA appliqué
Facturation à l’heure Déchaumage, terrassement, broyage Contrôler les heures réellement réalisées
Facturation au volume Transport, ensilage Vérifier les quantités enregistrées
Facturation au tonnage Épandage, récolte spécifique Bien renseigner les volumes avant facturation
Forfait Intervention complète Détailler clairement le contenu de la prestation

Un contrôle annuel permet d’éviter les corrections de dernière minute en fin de campagne, lorsque le temps manque déjà pour boucler la comptabilité. 

Uniformiser les habitudes 

Lorsque plusieurs personnes établissent les factures, mieux vaut qu’elles utilisent toutes les mêmes intitulés et la même méthode de calcul. Cette homogénéité simplifie le suivi des prestations, les recherches ultérieures, la comptabilité et les échanges avec les clients. Elle évite aussi les désaccords lorsqu’un client compare deux factures pour des travaux similaires.

4. Former la personne qui gère les factures

Même avec un bon logiciel, la réussite de cette transition repose avant tout sur les personnes qui l’utilisent au quotidien. Dans une ETA, la gestion administrative est souvent assurée par le dirigeant, un membre de la famille ou une personne dédiée. Pendant les périodes de forte activité, cette personne traite un grand volume d’informations en peu de temps : bons de chantier, heures réalisées, surfaces travaillées, volumes transportés, commandes de produits, factures. L’arrivée de nouvelles règles est l’occasion idéale de revoir ces habitudes de travail sans compliquer le quotidien.

Expliquer les nouvelles règles simplement

Il n’est pas nécessaire de maîtriser tous les aspects techniques. L’essentiel est de comprendre :

  • quelles informations doivent figurer sur les factures ;
  • quels clients sont concernés ;
  • à quel moment les documents doivent être transmis ;
  • comment réagir en cas d’erreur.

Une présentation simple, appuyée sur quelques exemples concrets tirés de l’activité de l’entreprise, suffit généralement. Mieux vaut une explication courte et concrète qu’une longue présentation théorique que personne ne retiendra une fois la saison repartie.

Prévoir quelques cas pratiques

Rien ne vaut la pratique : réaliser plusieurs factures d’essai (une facture de semis, une de moisson, une d’épandage, une regroupant plusieurs interventions) permet de vérifier que toutes les informations sont correctement renseignées avant le passage à la nouvelle organisation. Ces essais peuvent être réalisés en parallèle de la facturation habituelle, sans aucune pression de délai.

Associer les équipes terrain

Même si les conducteurs de machines ne créent pas directement les factures, leur travail conditionne la qualité des documents administratifs. Une heure oubliée, une surface incomplète ou un chantier mal identifié peuvent entraîner des corrections au bureau, parfois plusieurs jours après l’intervention. Quelques bonnes habitudes facilitent le travail de toute l’équipe :

  • enregistrer les heures dès la fin de l’intervention ;
  • préciser la parcelle concernée ;
  • signaler immédiatement toute modification demandée par le client ;
  • compléter correctement les bons de chantier.

Lorsque les informations sont fiables dès le départ, la création des factures devient beaucoup plus rapide, et la personne en charge de l’administratif passe moins de temps à vérifier ou à relancer pour obtenir une information manquante.

5. Tester avant que ça devienne obligatoire : se donner 2 à 3 mois de rodage

L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à attendre la dernière minute. Commencer plusieurs mois avant l’échéance permet de travailler sereinement et de corriger progressivement les derniers détails. Une période de deux à trois mois constitue généralement un bon compromis : elle laisse le temps d’ajuster les habitudes sans perturber l’activité, tout en restant suffisamment proche de l’échéance pour rester motivé.

Pourquoi réaliser des essais ?

Les premiers essais permettent de vérifier que tout fonctionne correctement, notamment : les informations clients, les prestations enregistrées, les taux de TVA, les montants calculés et les documents produits. Les éventuelles erreurs apparaissent alors dans un contexte sans pression, bien avant que la nouvelle organisation ne devienne une contrainte du quotidien.

Corriger progressivement

Il est rare que tout soit parfait dès les premiers jours. Quelques ajustements sont souvent nécessaires : modifier certains intitulés, compléter des fiches clients, harmoniser les méthodes de saisie, corriger quelques paramétrages. Cette phase de rodage évite les mauvaises surprises lorsque la nouvelle organisation devient obligatoire, et permet d’aborder la première campagne réellement concernée avec des habitudes déjà rodées.

Check-list

5 actions pour préparer sereinement son ETA

Avant 2027, cette liste permet de vérifier que tout est prêt.

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Check-list complète — votre ETA est prête pour 2027.

6. LEA : générer ses factures et les transmettre simplement

Préparer son entreprise ne signifie pas changer complètement sa façon de travailler. L’intérêt d’un logiciel de facturation agricole comme LEA est justement de conserver ses habitudes tout en répondant aux nouvelles exigences.

LEA accompagne déjà de nombreuses entreprises de travaux agricoles dans la gestion quotidienne de leur activité. Le logiciel centralise les informations utiles : clients, interventions, bons de chantier, heures réalisées, surfaces travaillées, stocks et factures.

Lorsque les équipes terminent une intervention, les informations remontent directement dans LEA. La personne chargée de l’administration retrouve immédiatement les éléments nécessaires pour préparer la facture, sans ressaisir les données. Cette organisation présente plusieurs avantages :

  • moins de documents papier à manipuler ;
  • moins d’erreurs de saisie ;
  • un meilleur suivi des prestations réalisées ;
  • une facturation plus rapide.

Dans le cadre des nouvelles règles applicables en 2027, LEA permet de continuer à créer les factures comme aujourd’hui, puis de les transmettre via une plateforme agréée, sans bouleverser les habitudes de l’entreprise. La transition se fait progressivement, avec un outil pensé pour les besoins concrets des entreprises de travaux agricoles.

7. Synthèse des points à retenir

L’échéance de septembre 2027 laisse encore du temps aux petites et moyennes ETA pour préparer leur organisation, à condition d’avancer étape par étape. Les actions clés à retenir :

  • réaliser un état des lieux de la facturation actuelle ;
  • compléter les fiches clients avec les informations nécessaires, notamment le numéro Siren des clients concernés ;
  • vérifier les méthodes de facturation selon les différents travaux réalisés ;
  • accompagner la personne chargée de l’administration pour qu’elle maîtrise les nouvelles règles ;
  • prévoir une période d’essai de deux à trois mois avant l’obligation.

Anticiper cette évolution permet de limiter les erreurs, de gagner du temps lors des périodes les plus chargées, et de continuer à facturer sereinement. Avec un logiciel spécialisé comme LEA, bons de chantier, prestations réalisées et factures restent réunis dans un seul outil : les documents pouvant ensuite être transmis conformément à la réglementation, sans modifier les habitudes de travail de l’équipe.

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FAQ

Questions fréquentes sur la facture électronique pour les ETA

À partir de quand une petite ou moyenne ETA doit-elle passer à la facture électronique ?
L’obligation entre en vigueur progressivement : dès septembre 2026 pour les grandes entreprises de travaux agricoles, puis en 2027 pour les petites et moyennes ETA. Ce calendrier laisse le temps de se préparer étape par étape, à condition de ne pas attendre les derniers mois avant l’échéance.
Par où commencer sa préparation ?
Par un état des lieux : combien de factures sont éditées chaque mois, avec quel outil, et si les fiches clients sont complètes. Une ETA qui édite trois cents factures pendant la moisson n’a pas les mêmes priorités qu’une structure qui en émet une dizaine par mois toute l’année — ce diagnostic oriente le reste de la préparation.
Tous les clients agriculteurs doivent-ils fournir leur numéro Siren ?
Non. Les agriculteurs au régime réel doivent obligatoirement avoir un numéro Siren renseigné sur leur fiche. Pour les agriculteurs au forfait TVA, l’obligation d’émission électronique ne s’applique pas de la même façon — même s’il reste utile de disposer d’un dossier complet pour la gestion courante.
Comment récupérer les numéros Siren sans perdre de temps ?
En profitant des contacts déjà prévus : un appel téléphonique, une visite sur l’exploitation, un nouveau devis ou une prochaine intervention. Quelques minutes suffisent pour compléter la fiche. C’est aussi le bon moment pour vérifier la raison sociale, l’adresse de facturation et l’e-mail de contact, plutôt que de tout gérer en urgence en fin de délai.
Faut-il changer sa façon de facturer selon les prestations ?
Non, la diversité des méthodes de facturation (surface, heure, volume, tonnage, forfait) ne change pas. En revanche, c’est l’occasion de vérifier que les intitulés de prestations sont clairs et que le taux de TVA appliqué correspond bien à chaque type de travaux, surtout quand plusieurs prestations figurent sur une même facture.
Comment former la personne qui gère les factures ?
Une explication courte, appuyée sur des exemples concrets de l’activité, suffit généralement. L’essentiel : savoir quelles informations doivent figurer sur les factures, quels clients sont concernés, et comment réagir en cas d’erreur. Réaliser quelques factures d’essai sur les prestations les plus courantes permet ensuite de valider la pratique.
Pourquoi tester avant que ça devienne obligatoire ?
Une période de rodage de deux à trois mois permet de vérifier informations clients, prestations, taux de TVA et montants, sans pression de délai. Les ajustements nécessaires — intitulés, fiches clients, paramétrages — sont alors réglés avant que l’obligation ne devienne un facteur de stress en pleine saison.
Comment LEA facilite concrètement le passage à la facture électronique ?
LEA centralise clients, interventions, bons de chantier, heures réalisées et factures dans un seul outil : dès qu’une intervention est terminée, les informations remontent automatiquement, sans ressaisie. La facture se prépare donc plus vite, avec moins d’erreurs qu’avec un suivi éclaté entre tableur, papier et mémoire. Pour la transmission conforme aux nouvelles règles, LEA s’appuie ensuite sur une plateforme agréée — sans imposer de nouvelle organisation aux équipes terrain.
Que se passe-t-il si je ne suis pas prêt à temps ?
L’échéance de 2027 laisse encore du temps aux petites et moyennes ETA, mais commencer tardivement multiplie le risque d’erreurs : Siren manquant, taux de TVA mal renseigné, fiche client incomplète. Avancer étape par étape — état des lieux, mise à jour des fiches, formation, test — évite les blocages administratifs pendant les périodes les plus chargées.