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Comment l’agriculture connectée s’impose en France ?

Le numérique se développe dans de nombreux secteurs et l’agriculture en fait partie. Depuis 20 ans les possibilités offertes par les applications, données, robots ou encore drones sont en pleines expansions. Nous vivons actuellement une nouvelle transformation agricole, aussi appelé Agriculture 4.0. Découvrez comment les acteurs français du secteur agricole adoptent ces nouvelles possibilités technologiques.

A la découverte de l’agriculture connectée

Précurseurs dans l’usage du digital, les acteurs du secteur agricole utilisent des outils connectés depuis de nombreuses années déjà, dans le but de :

  • Gagner du temps grâce à la consultation directement depuis leur smartphone des différentes données issues de leurs objets connectés tels qu’une station météo, un boîtier connecté, un outil d’aide à la décision et bien d’autres.
  • Améliorer les rendements avec des outils de pilotage à distance comme les vannes connectées pour l’irrigation, robot de désherbage mécanique, capteurs de croissance, …
  • Valoriser leur production grâce à des solutions de gestion de traçabilité, ils peuvent enregistrer toutes leurs pratiques culturales afin de valoriser au mieux leur production
  • Respecter les normes environnementales en enregistrant leur pratique, permettant ainsi de contrôler avec précision la conformité des interventions et de respecter la règlementation phytosanitaire.

L’agriculture connectée s’est donc rapidement présentée comme étant un véritable atout pour faire face aux défis règlementaires, social et environnemental.

L’histoire de l’agriculture connectée

Le numérique est arrivé dans les exploitations agricoles par différents biais. Dès la fin des années 80, les agriculteurs ont commencé à utiliser de nouvelles technologies telle que le minitel pour consulter la météo, les avertissements agricoles, les cours et cotations de leur production, etc. Ainsi que des services tels que : les programmes de messageries, de conseils techniques et même les premiers programmes d’aide à la décision.

Ensuite est arrivé le GPS dans le milieu agricole au milieu des années 90, avec les premières barres de guidage manuel de leurs engins puis, les premières solutions de guidage automatique sont apparues à la fin des années 90. Aujourd’hui, 46 % des tracteurs céréaliers sont équipés d’un GPS.

Utilisé aujourd’hui par 9 agriculteurs sur 10 TelePAC, a été lancé en 2008 pour que les agriculteurs puissent effectuer en ligne les demandes d’aides issues de la Politique Agricole Commune (PAC).

Pas surprenant donc de constater que l’agriculture connectée s’impose en France et ce de manière très naturelle et progressive. Le métier d’agriculteur est par nature une profession connectée. Aujourd’hui les agriculteurs utilisent Internet pour des motifs personnels ou professionnels. Notre article dédié vous fait découvrir comment ils sautent le pas et passent au numérique !

Les enjeux de l’agriculture connectée

Les agriculteurs utilisent de plus en plus internet pour des motifs personnels mais surtout professionnels. Ils utilisent également des objets connectés. Le numérique fait partie de leur quotidien pour répondre à différents enjeux :

Les enjeux environnementaux

Un des défis majeurs de l’agriculture connectée est l’aspect environnemental. Les différents acteurs du monde agricole ont pris conscience qu’il était primordial pour assurer la pérennité de la filière depuis plusieurs années déjà. Les agriculteurs soucieux de réduire leurs empreintes carbones investissent de plus en plus dans des outils qui vont leurs permettre d’obtenir des informations sur l’état des cultures de l’exploitation (nutrition, risque de maladie, etc.) pour par la suite cibler les zones à traiter dans le but de réduire l’utilisation des intrants de produit phytosanitaire.

Les enjeux économiques

Les enjeux économique de l'agriculture connectée

La population mondiale devrait atteindre les 9 milliards d’êtres humains en 2050. Les agriculteurs doivent améliorer les rendements pour faire face à la demande, qui, elle est de plus en plus forte sans que les surfaces agricoles augmentent pour autant. L’enjeu est de taille, ils vont devoir rester compétitifs tout en composant avec des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Ils misent donc sur ces nouveaux outils connectés, en quête de meilleurs rendements.

Les enjeux de traçabilité

La traçabilité pour valoriser au mieux leur production et être transparent dans leur pratique culturale demander par les consommateurs, les agriculteurs de la filière végétale procède à l’enregistrement de leur pratique agricole. Ces informations peuvent rassembler :

  • Les interventions réalisées sur leurs parcelles
  • Les ajouts d’intrants et l’utilisation de produits phytosanitaires
  • L’identification des zones de non-traitements

Les enjeux de bien-être animal

Les enjeux de l'agriculture connectée

Le bien-être animal est une préoccupation importante pour nos éleveurs, toujours soucieux de la santé de leur cheptel. C’est aussi dans le but de rassurer le consommateur, le numérique est un outil pouvant apporter des garanties aux consommateurs sur leurs principales attentes. Notamment grâce à des objets connectés comme des colliers GPS, thermomètre connecté, étiquette connectée, etc.

Ces équipements aident les agriculteurs dans la surveillance du cheptel et la détection des problèmes de santé, permettant d’apporter au plus tôt les éventuels soins nécessaires.

Une adoption en pleine croissance

Les agriculteurs se servent de leurs téléphones pour un usage professionnel très régulièrement. Cela est dû à l’arrivé des objets connectés dans le monde agricole, caméras, stations météo, alarmes, détecteurs de niveau de stockage et autres robots. Selon le site agriculture.gouv.fr :

Une adoption en pleine croissance
  • 81% des agriculteurs français utilisent internet pour leur activité ;
  • 85% d’entre eux disent utiliser des applications et les réseaux sociaux pour améliorer et partager leurs activités ;
  • 50% des agriculteurs utilisent des GPS sur leur matériels ;
  • Les ¾ des agriculteurs possèdent au moins un outil robotisé.

Les logiciels et applications d’aide à la décision, tel que SMAG illustre à quel point les applications agricoles deviennent progressivement indispensables pour les exploitants. SMAG à réaliser une enquête BVA auprès d’un panel d’agriculteur et les chiffres clés parle d’eux même :

  • 55% des agriculteurs interrogés sont équipés d’un logiciel de gestion parcellaire
  • 91% des agriculteurs utilisent un Farm Management System pour attester de la conformité règlementaire de leurs pratiques

Cas d’usage de l’agriculture connectée

Avec le développement des capteurs, outils connectés et du Big data, de nombreuses solutions émergent. Certaines sont déjà bien répandues, il existe tout un tas d’exemples d’agriculture connectée que ce soit pour :  

L’agriculture connectée en grandes cultures

  • Les stations météo connectée permettent d’obtenir diverses mesures météorologiques comme le taux de pluviométrie, La température, vent, hygrométrie et bien d’autres données qui sont collectées et disponible directement sur votre ordinateur ou smartphone. La météo est un paramètre essentiel à prendre en compte lors de traitement phytosanitaire par exemple.
  • Le Système de guidage par GPS est un des premiers objets connectés, c’est un outil qui permet notamment de gagner en précision, en temps, optimise l’usage du matériel et améliore le confort. Il a naturellement trouvé sa place dans l’agriculture et tout particulièrement en agriculture céréalière car il permet de limiter le chevauchement entre deux passages et réduit donc l’utilisation d’engrais, de semences ou de gazole. Le GPS s’adapte sur quasiment toutes les machines agricoles telles que tracteurs, moissonneuses, etc.

L’agriculture connectée dans les élevages

  • Les colliers GPS sont équipés de capteurs qui vont permettre d’enregistrer des informations sur la santé du cheptel. Ils permettent de détecter la position de l’animal et son activité, mais il est également capable de fournir pour chaque animal des informations précieuses pour l’éleveur :
    • Bien-être et confort de l’animal
    • Bonne rumination, pour une vache par exemple.
  • Des boîtiers connectés utilisé dans le milieu ovin qui analyse le climat dans le bâtiment et vérifie le bon fonctionnement des équipements, notamment des abreuvoirs. Il peut également analyser les fientes pour déterminer la qualité de la digestion.
  • Les étiquettes connectées à l’oreille d’un cochon qui contient plusieurs capteurs, dont un thermomètre et un accéléromètre permet de prévenir l’agriculteur quand un animal est atteint d’une fièvre ou s’il est tombé.
  • Les robots de traite permettent l’optimisation du temps de travail des éleveurs. Aujourd’hui les robots de traite sont eux aussi connectés ! Les informations collectées sont ainsi envoyées directement sur le smartphone de l’éleveur sous forme de tableau de bord et permettent de prendre les bonnes décisions pour le changement de l’alimentation du troupeau par exemple.  Ces informations peuvent concerner l’ensemble du cheptel ou une seule bête comme : le diagnostic santé, la reproduction, la qualité du lait et quantité de lait, etc.
L'agriculture connectée dans les élevages

L’agriculture connectée dans l’arboriculture et la viticulture

  • Les capteurs de croissance s’attachent directement à l’arbre ou au fruit, pour recueillir des informations. Toutes ces informations recueillies par les capteurs vont être envoyez à l’agriculteur pour l’aider dans sa prise de décisions et ainsi déclencher une date de récolte par exemple. 
  • Les capteurs d’humectation des feuilles permettent d’anticiper les maladies liées à l’humidité du feuillage et réduire l’utilisation des traitements phytosanitaires. Cela va donc permettre une amélioration de la qualité et la quantité de la production en anticipant les risques connus (maladies, ravageurs).

Les outils digitaux incontournables

Dans un contexte agricole aux multiples enjeux économiques, sociétaux, environnementaux, climatiques, l’agriculture connectée voit arriver depuis plusieurs années des objets connectés mais aussi des outils digitaux et logiciels agricoles comme les Outils d’Aide à la Décision (OAD) ou les Farm Management Software (FMS).

  • FMS : « Farm Management Software »

Des solutions dédiées au pilotage des exploitations agricoles comme Smag Farmer, des outils de pilotage des productions viticole comme Agreo vigne ou encore Smag bovin dédié aux éleveurs. Ces solutions permettent d’accompagner les exploitants dans leur pratique culturale au quotidien et leur faire gagner du temps. Elles permettent aussi de contrôler avec précision, la conformité des interventions et ainsi de respecter les règles phytosanitaires. En réduisant l’apport des intrants, ces logiciels de pilotage permettent donc aux exploitants de réduire leurs charges et augmenter leurs marges.

  • OAD : « Outils d’Aide à la Décision »

Les OAD sont des outils d’anticipation, mais pas seulement. Ils permettent d’anticiper les risques de maladies, les besoins en irrigation, les aides à la fertilisation azotée… Mais aussi, par exemple, d’organiser l’itinéraire cultural… La télédétection par drone ou satellite, va par exemple, recueillir à intervalle régulier des images fiables sur l’état des cultures, leur qualité, ou leur avancement. Les OAD sont le plus souvent connectés à des logiciels FMS interopérables. C’est le cas avec les logiciels Smag Farmer et Smag Expert, connectés aux OAD suivants tel que FarmStar et Wanaka pour la télédétection ou Xarvio et Avizio pour le risque de maladie.